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L’Unité dans la Diversité
Article : La Souffrance
Coin Poésie
20
28 mars 2013

La Souffrance

Hiver en Afrique du Sud
Hiver en Afrique du Sud                                                                         NathyK ©

La souffrance frappe en plein cœur de la nuit.
La souffrance frappe en plein soleil de midi.
Elle meugle.
Elle gueule.
Elle veut se faire un nom de renom.
Quand surgit l’ombre de la pénombre,
La souffrance guette sa prochaine victime.
Lorsque luit l’astre de la nuit,
Elle frappe et attaque encore inlassablement,
Jusque dans nos entrailles.
Quand nous ressentons la douleur du désespoir,
Jusque dans les mailles de nos âmes.
Lorsque nous ne broyons plus que le noir,
Elle n’épargne aucune race, aucune tribu, ni nation.
Elle décapite sans distinction, hommes et femmes de tous genres,
Pour que nous nous rappelions dans le creux de l’abime,
Qu’au-delà de la chair et du sang,
Nous sommes des êtres de raison.
Quand l’ambition de faire mieux nous anime en tous lieux,
Nous croyons que notre destinée n’est pas d’échouer.
Nous savons que le mot « Liberté » transcende les difficultés,
Et que toute Victoire est le fruit de résilience et de persévérance.
Alors nous gardons le clair espoir,
Et nous prenons la ferme résolution,
Que nous vaincrons la peur, la maladie et la haine.
Parce que en nous, tout au fond de nous,
Nous sommes bâtis d’Amour, de Pouvoir et de Patience.
Parce que près de nous, tout autour de nous,
Nous humons la Foi et l’Espérance des jours de Gloire !

~0~

NathyK

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Article : GÉNÉRATION CAUSANTE
Mémoires
6
25 mars 2013

GÉNÉRATION CAUSANTE

L’Unité dans la Diversité
Source : murmitoyen.com

J’ai embarqué sur le bateau Mondoblog. J’ai partagé mes aventures. Une vie de rencontres, de découvertes. La Guinée, le Sénégal, le Mali, l’Ukraine, le Togo… J’ai voyagé sans décoller. Ça se raconte à Mondoblog, comme raisonne le bruit « utile » du tam-tam au village. J’écoute et je pose ma main sur celle des autres. Et ensemble nous écrivons la génération causante.

– Josiane Kouagheu (Cameroun)

Nathy Kangami (Cameroun) : Il est 16 h, nous quittons Mbabane pour Joburg. Web-addict reconnue, je pianote sur mon Nokia E63, je surfe, je lis les infos RFI et je tombe sur « le téléphone portable vu par les Mondoblogueurs ». Je déguste en entrée « ya ya, si si, ciao ciao ciao… », le billet de la blogueuse Christelle Bittner qui écrit depuis le Pérou, et je souris.

Kaba Madigbè (Guinée) : Le Mondoblog ressemble à une vieille pratique en Afrique : « le conte vespéral autour du feu ». Avec Mondoblog, comme autour du feu, une génération cause.

Sinatou Saka (Bénin) : Génération causante comme nous a surnommés Claudy Siar.

Mylène Colmar (Guadeloupe) : Les mondoblogueurs méritent bien le qualificatif de génération causante, tant ils dissertent, jasent, blaguent, discutent, commentent, dénoncent, critiquent, tweetent, échangent, informent, écrivent…

Ameth Dia (Sénégal) : Génération causante, génération consciente, génération marrante !

Sinatou Saka (Bénin) : J’étais loin d’imaginer que je rencontrerais des personnes aussi éloignées de moi géographiquement auxquelles j’allais plus me rapprocher que ceux qui sont dans mon environnement immédiat.

Mylène Colmar (Guadeloupe) : Des quatre coins du monde.

Serge Katembera Rhukuzage (Brésil) : En 2008, quand je quittais l’Afrique, la RDC donc, c’était avec le désespoir au coeur. Ce qui m’attristait le plus en quittant l’Afrique c’était le manque de perspective et de soutien pour les jeunes. Que c’était désespérant d’être jeune en Afrique. Mais quel avenir pour eux ? Aucun ! Eh bien ça c’était avant de m’engager dans l’aventure Mondoblog et de découvrir à quel point mon cher continent regorge de talents. Sur Mondoblog, je découvre tous les jours du génie africain à l’état brut.

Ameth Dia (Sénégal) : Durant ces deux années, j’ai appris énormément sur ma personne puis j’ai découvert des univers particuliers et des façons de vivre que l’on ne voit pas forcément dans les médias.

Solo Niaré (France) : J’hallucine très rapidement de voir en un même lieu autant de tons colorés, d’histoires qui se laissent raconter, fluides et captivantes, soutenues par d’insolites locutions. Le temps d’une revue journalière, je m’abreuve des cultures du monde, de la sexualité des crabes à marrée basse dans les mangroves des îles de Loos à cette légende qui raconte comment le baobab malgache s’affiche comme un arbre renversé, pompant de ses racines l’eau des nuages. L’insatiable que je suis ne peut que se délecter de cette orgie. L’orgasme !

Sinatou Saka (Bénin) : Au-delà de l’aventure enrichissante qu’elle représente et qui a permis à plusieurs d’entre nous de partager de façon professionnelle, l’information de proximité, c’est avant tout la découverte d’une famille, de personnes qui partagent vos centres d’intérêts et que vous apprenez à connaître, à admirer, et à aimer article après article, jour après jour !

Aphtal Cissé (Togo) : C’est décidé ! À ma mort, inscrivez cette épitaphe sur ma pierre tombale: « Ci-gît un homme qui sut s’entourer de gens plus intelligents que lui. »

Thierno Diallo (Guinée) : J’ai réalisé mon rêve d’enfance : Écrire.

ENSEMBLE NOUS ÉCRIVONS LA GÉNÉRATION CAUSANTE !

~0~

Billet édité par Nicolas Dagenais et Danielle Ibohn.

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Article : Le Soleil Levant
Coin Poésie
6
15 mars 2013

Le Soleil Levant

Soleil
Coucher de Soleil, Johannesbourg – Afrique du Sud.  NathyK©

Le Soleil Levant,
Il dissout les sentiments les plus incertains,
Annihile le doute du malin,
Ressuscite les braises éparses,
De la volonté anéantie.
De ce soleil naît la vie,
Renaît l’espoir,
Régénère la Foi.
C’est l’Amour qui épanouit,
La fleur éclose,
Qui enterre l’ego.
Celle qui dissipe le parfum du pardon,
Qui suscite la guérison.
La brise qui offre,
La paix et la sérénité,
L’aurore sans crépuscule,
D’où le bien est issu.
Cette sphère dont les rayons apaisants,
Génèrent dans les cœurs de la sécurité,
Le pouvoir de ne rien craindre,
Si ce n’est la perte de cette Essence.
Et quand la patience,
A bout de souffle s’écrie,
L’amour le relaie.
Et lorsque la lumière,
N’a plus de raison de poindre,
L’amour ne dépérit point,
Il demeure fidèle.

~0~

NathyK

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Article : #08Mars : Message aux Femmes
Causes
17
8 mars 2013

#08Mars : Message aux Femmes

Il y a 2 jours, je me suis levée en avance dans le temps 🙂 Aujourd’hui #08Mars, je souhaite une excellente fête aux @mondoblog (gueuses) !

— NathyK (@nathyandkangami) March 8, 2013

Voici ce que l’on pense du 8 Mars au Cameroun (selon la page Tourisme et Culture au Cameroun) :

Si le 08 mars suscite à travers le monde entier une prise de conscience générale sur la condition de la femme… Il faut dire qu’au Cameroun, une immense proportion de femmes connaît déjà et notamment les véritables raisons de cette commémoration.

En réalité, la plupart des Camerounais(es) pensent ceci de cette date un peu particulière (confère Les Ways Ndolè) :

Quoi? Vous knowez même le 08 Mars? Hum, faut pas blaguer le day là. Une nga peut te gifler avant de flex le 09 Mars quand l’alcool est bolè, les go tchop le fer ce day! Ne vient pas mal. Le day là même la nga timide se lâche quand on met le son ”même si c’est sale, même si c’est propre, soulevez!”. La fiesta beginn le matin chap chap, une nga boit sa first bierette ce day à 6h, sans même se brosser les dents. Quoi? Tu lui ask de cook? Ne vient même pas mal, tente et tu vas ya la réponse: c’est le 08 mars. Respecte le code man.

Traduction brève pour les étrangers de la Ndolè Land (aka le Cameroun) : le 08 Mars est le jour où les femmes se permettent tout au Cameroun : beuverie, agressivité, fête et même débauche… Beaucoup se plaignent qu’elles ne respectent pas les hommes ce jour et qu’elles sont prêtes à tout sacrifier pour se faire une tenue avec le fameux pagne.

Le dernier post de Salma nous édifie dans ce sens. Bref ça serait essentiellement la Journée du « Soulevez, soulevez ».

Moi aussi, je m’indignais de la façon dont la femme camerounaise célébrait cette Journée Internationale de la Femme. C’est ainsi que j’ai twitté ceci :

On espere une « journee de la femme » plus creative que recreative. #8Mars

— NathyK (@nathyandkangami) March 4, 2013

Jusqu’à ce que je me retrouve en début de semaine à regarder quelques émissions à la CRTV (chaine nationale télévisée camerounaise, prononcez Ciartivi), à l’Ambassade du Cameroun au Sénégal. Et merveille! J’ai suivi plusieurs interviews de femmes qui pour la plupart dirigent des associations. Elles parlaient de la place de la femme dans la société, de son rôle, ses droits, ses devoirs… Elles annonçaient le planning de la fête selon leurs diverses associations. Les activités marquantes de la journée seraient donc : table-rondes, ateliers, activités socio-culturelles, dons, activités d’investissement humain… bref sensibilisation dans divers domaines (social, santé, etc.). Certaines prévoyaient étendre ces activités sur une semaine entière.

@bloggerscm #Team237 Des echos de la FETE ? Hier, j’étais à l’ambassade à Dakar. G vu les préparatifs sur la #Crtv. C plus que noel! #8Mars

— NathyK (@nathyandkangami) March 6, 2013

Oui, la journée internationale de la femme est très populaire au Cameroun. Elle prend de l’ampleur au fil des ans, mais pas seulement dans le mauvais sens.

Arrêtons aussi de ne voir que le coté noir des choses ! Vous aussi ! (comme dirait Cynthe) Si beaucoup de Camerounais(es) n’ont pas compris à quoi servait cette journée, ou que nous estimons que beaucoup de nos compatriotes ne la célèbrent pas de manière productive, n’est-ce pas une raison de chercher les voies et moyens pour contribuer à son amélioration ? Non, cette célébration n’est pas inutile ! Célébrons la mieux, c’est tout !

Le blogueur camerounais Ngimbis, dans son post d’il y a 1 an : « Laissez la femme camerounaise tranquille », donnait à la femme plus d’une raison pour célébrer cette journée. Il ira plus loin dans son triste constat, en disant :

Le mythe de la femme-objet est bien réel sous nos latitudes. Elle nourrit les ventres affamés et satisfait les appétits sexuels des bas ventres en manque. Voilà pourquoi on ne s’émeut pas de la voir dormir sur le trottoir. La même femme couchée sur le même trottoir à cause de la vapeur de quelques bières et voilà les hypocrites lancés dans de longs discours sur la dignité et la décence… En 2012, la femme camerounaise, est encore battue, excisée, mutilée, violée, spoliée, sans que cela n’émeuve personne… La journée Internationale de la Femme n’est pas une fête vide à cause de l’absence de réflexion, elle est vide parce qu’il est impossible de vouloir faire en une journée ce qu’on aurait dû faire en un an. Elle est vide parce que la réflexion sur le statut de la femme devrait être une priorité de chaque heure, mais ne l’est pas.

Dans le Bruit du Silence, Aphtal Cisse, s’indigne dans ce billet de la condition de la femme réduite à tout faire devant un homme chômeur professionnel, qui croise les bras, lit le journal, attend que madame le serve, va boire un coup au bar et revient tard dans le foyer pour lui faire une petite culbute avant de ronfler. C’est à se demander s’il a doté une femme, une mère ou une bonne !

Les articles de la blogueuse malgache Ariniaina en disant également long sur la place de la femme dans la Grande Ile. Je vous propose ce poème qui résume la situation.

Plus récemment, le blogueur René Jackson de « From Douala with Love » revient sur l’analyse (sa spécialité) de la situation. Il faut dire qu’il a taclé dans son article « Femmes indignez vous ! » tous les thèmes (la dot surélevée, la violence conjugale, le viol, la loi en défaveur de la femme au Cameroun) sur lesquels je m’apprêtais à discourir et je ne peux que saluer son travail et le citer :

Et lorsqu’elle se plaint, la société lui dira « c’est ton mari non ? Il faut supporter ». Mais c’est oublier que même celles vivant en concubinage sont elles aussi molestées par leur compagnon. La société là encore couvre. Chez nous, l’homme a encore tous les droits. Et c’est déplorable. Le plus malheureux dans tout cela est que les victimes elles-mêmes trouvent ça normal. On a même réussi à leur instiller dans l’esprit que si leur compagnon ne les bat pas, cela signifie qu’ils n’ont pas d’amour pour elles.

Mais le plus regrettable, c’est ce malheureux constat :

Mais ce n’est pas demain la veille qu’elle arrivera chez nous, cette indignation. Autant mieux prêcher dans le désert.

Moi, en tant que femme, voici ce que j’ai à dire :

MESSAGE AUX FEMMES

« Femmes, avant d’être épouses et mères, nous sommes d’abord des Femmes. C’est-à-dire des êtres humains à part entière. Des créatures indépendantes, munies d’un esprit et d’un corps, dotées de plusieurs qualités et potentialités, ayant des droits et des devoirs, ayant une place prépondérante et très grand rôle à jouer dans l’avancement de la société. Nous représentons plus de 50% de la population mondiale.

Si par le passé, nos aïeules et nos mamans ont subit des sévices, fruit de l’injustice et de l’ingratitude, nous ne sommes pas tenues de perpétrer la chaine. Nous ne sommes pas condamnées à rester des sous-Hommes, accepter d’être en permanence reléguées au second plan, utiles à ne servir et obéir.

Nous ne devons pas nous complaire, résignées à contempler notre triste sort, encore moins à faire les sourdes, les muettes et les aveugles face à celles qui ont perdu leur voix et leur dignité dans la souffrance.

Nous avons de la douceur, de la patience, de l’amour mais aussi de l’intelligence, de la résilience et de la persévérance comme atouts. Nous sommes pluridisciplinaires, multi-talentueuses, artistes dans l’âme et athlètes par moment. Ce n’est pas rien ! Nous sommes scientifiques, inventeurs, diplomates, auteures, journalistes, juristes, médecins, ingénieurs et entrepreneurs. C’est plus que remarquable ! Juste pour illustrer que nous sommes plus que capables.

Nous sommes aussi mères et épouses. C’est admirable ! Battons nous pour le droit à l’éducation, à la santé, à un salaire égal… au droit de choisir son époux. Battons nous contre les abus physique et psychologique, le viol, les pratiques de veuvage, la prostitution, etc.

Ne nous battons pas contre les hommes car nous existons d’abord pour nous-mêmes et par nous mêmes. Au delà de la revendication et de la célébration festive, éduquons nous, informons nous, bâtissons, accomplissons.

Travaillons sans relâche au développement socio-économique. Soyons des ambassadrices de la paix. Participons aux changements de mentalités. Défendons les faibles et les opprimés. Contribuons à l’avancement de la civilisation mondiale. Construisons un monde meilleur. Battons nous enfin pour la justice et l’équité, pour le droit à la Voix et à l’Existence. Battons nous pour une femme libre de vivre.

Pour finir, battons nous chaque jour de l’année pour l’amélioration de notre destinée et célébrons cette bataille chaque 08 du mois de Mars.

Signé NathyK, une femme comme vous.»

L’humanité a deux ailes, la masculine et la féminine. Un oiseau ne peut voler que si ses deux ailes sont également développées. #Bahai

— NathyK (@nathyandkangami) March 5, 2013

 

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Article : Quand l’Amour nous tue !
Coin Poésie
11
4 mars 2013

Quand l’Amour nous tue !

The flower of love~0~
L’amour qui nous tue,
Dans nos âmes fait la mue.
Il rit et s’émerveille,
Qu’on le tienne en éveil,
Car il n’est que douceur,
Dans nos cœurs en peur.
Il se tient en héros,
S’immobilise, joue au bourreau.
Beaucoup trop enchanté,
Qu’on ne puisse lui échapper.
L’amour qui nous tue,
Sommeille en chacun de nous.
Plus qu’une pandémie,
Il attire les esprits.
Il charme, il cajole,
Et il frappe encore et encore.
L’amour qui nous attendrit,
Nous détruit,
Et subtilement nous séduit,
Faisant de nous ses victimes.
L’amour qui nous tue,
S’amuse,
Nous rend fous,
Nous empoisonne,
Nous emprisonne.
L’amour qui nous tue,
Nous rend fort,
Oui, très fort.
De cette force démente,
Tient le fil de l’existence.
L’amour ruine le mal,
Oui, dévore le mal.
Au trésor,
Il ouvre la porte.
Ce bonheur nous étreint,
Nous condamne au sacrifice.
Le supplice pour vivre la vraie vie,
C’est de se laisser muer par l’amour.

~0~
NathyK

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Article : Femme Polyandre
Causes
7
19 février 2013

Femme Polyandre

Femme toute puissante
Femme toute puissante                                                  NathyK ©

Et si la polyandrie était commune ? Drôle de question, n’est-ce pas? Drôle ou même absurde, parce que l’on a l’impression que l’on détient de prime à bord la réponse : « non, non et non… ça n’arriverait jamais » ! Mais pourquoi donc ? C’est ça la vraie question du vrai-faux débat que je prends la responsabilité d’animer ici.

Je sais déjà que l’idée de la femme toute puissante est inadmissible pour la majorité et même farfelue autant pour les hommes que les femmes. Ah si si, beaucoup de femmes militent pour réclamer leur infériorité face à leur partenaire masculin ou plutôt –pour faire plus jolie- la supériorité innée et même divinement ordonnée de la gente masculine. Au risque de me faire détester, je poursuis quand même…

J’arpentais comme à l’accoutumée les couloirs de ma division hospitalière lorsque j’aperçus mes trois collègues dans la salle de garde en pleine discussion. Je décidai de rejoindre gaiement leur conversation qui apparemment portait sur les relations de couples et plus précisément dans le cas de la polygamie. La polygamie, ce sujet qui « chauffe ». Aphtal, Danielle et Sinatou ne me démentiront pas. D’autant plus qu’il y a tout juste dix jours, se tenait à Dakar, au Laboratoire de l’imaginaire, une table ronde sur « La question de la polygamie au Sénégal (évolution, formes, perspectives, etc.) ».

Pour revenir à notre conversation, mon collègue, de genre masculin, se laissant porter par son imagination, énonça le schéma suivant :

– Lundi, la femme va rendre visite à son mari n. 1 dans ses appartements privés. Elle y passe la nuit et prend congé de lui le lendemain matin.
– Mardi, elle appelle son mari n. 2 et lui dit : « écoute, prépare toi, demain, je viens te voir ».
– La femme passe la journée de Jeudi en compagnie du mari n. 3.

Oui, oui. Il s’agit bien de la femme polyandre, toute puissante, qui jour après jour, fait le tour, sans contraintes, de ses trois époux logés dans leurs différents appartements. Elle se la coule douce et s’occupe à merveille de ses enfants.

Comme prévisible, ce dessin imaginaire, ne manqua pas de faire son effet choquant. Pour le rendre plus digeste, nous fûmes forcés de le prendre sous le ton de la rigolade. Mais en réalité, nous savions tous où il voulait en venir.

Le plus vieux d’entre nous lui fit remarquer que cela ne pourra jamais exister car bien entendu : « ce n’est pas possible, aucun homme ne pourra l’accepter ». Mais ce que j’ai trouvée intéressant, c’est lorsqu’il poursuivit en ces termes : « je comprends ce que tu veux dire. C’est parce que les hommes abusent des femmes et ce n’est pas bien. Par ta pensée, tu veux les défendre. Tu as raison ».

Mon ami acquiesça et conclut en disant : « c’est très facile de prendre le dessus sur les autres et leur faire du mal sans se préoccuper de leurs sentiments et de leurs souffrances. Le jour où les hommes envisageront que la polyandrie est possible, la polygamie prendra fin ».

C’est de cette discussion qu’est parti mon intérêt de savoir ce que les sociétés pensaient de cette pratique qui consiste à reconnaitre à une femme plusieurs époux simultanément. Ainsi, j’appris que ce modèle a existé ou existe toujours chez les Massaï (Kenya), les Bororos (Brésil), dans l’Himalaya et d’autres endroits d’Asie.

Dans certaines de ces régions, la polyandrie fraternelle (plusieurs frères peuvent prendre la même épouse) ou son contraire la polygynie (plusieurs sœurs épouser un même homme) étaient de mise. Cette forme d’union, en voie de disparition, était effectivement pratiquée pour des raisons socio-économiques, mais surtout pour sauvegarder le patrimoine familial.

La question que l’on pourrait se poser ici, c’est celle des enfants. Comment attribuer tel enfant à son géniteur ? Dans ces sociétés, pour des soucis d’unité, l’enfant appartenait à tout le monde. La structure familiale était organisée de telle sorte le plus important, c’était le rôle que chaque enfant devait jouer en tant qu’aîné, cadet ou benjamin. Mais dans des « endroits plus modernes », un simple test d’ADN, répondrait à cette interrogation.

Et chose paradoxale que j’ai notée. Dans le type de société décrit, ces femmes arrivaient à mieux appliquer l’espacement des naissances. On serait tenté de croire que plusieurs maris équivaudraient à une ribambelle de mioches. Mais ce qu’on oublie, c’est que la femme toute puissante détient le contrôle de sa sexualité. Elle voit qui elle veut, quand elle veut !

Ce type d’union multiple n’est bien évidemment pas exempte de problèmes de jalousie, tout comme dans la polygamie. Ce qui est bien souvent à l’origine de séparations définitives. Dans ces cas, c’est à la femme toute puissante d’user au maximum de sa diplomatie pour tempérer les ardeurs des ses époux.

La polyandrie, dans les forums que j’ai parcouru, a été assimilé à de la prostitution. Encore qu’ici il s’agit de mariage et non d’union libre, ni de relation sans lendemain. On revient donc à l’éternel questionnement : « pourquoi une femme qui a plusieurs amants est prise pour une débauchée alors qu’un homme qui empile les conquêtes est adulé comme un demi-dieu » ?

Ce qui semble plus poser un problème, ce n’est pas la « possibilité de la polyandrie » puisque d’après les exemples sus-évoqués, elle est tout-à-fait possible. Mais c’est plutôt son acceptation dans la société, dans laquelle nous appartenons, qui est impossible. C’est cette même société qui tolère et supporte les violences domestiques, l’excision des petites filles, les viols, l’infidélité… et la polygamie.

C’est bien beau de dire : « je prendrais quatre femmes inch’Allah » comme si c’était une obligation, tout en oubliant l’autre moitié très importante du pacte « et je les traiterai toutes de façon juste ». Et encore, est-il possible de traiter quatre femmes de façon juste ? Comme de nos jours, avec la crise et la conjoncture, l’éducation convenable des tous ces enfants est devenue presque mission impossible, ne serait-il pas mieux de se limiter à la monogamie (comme en Tunisie et à Madagascar) ?

Je ne suis pas féministe. Je crois juste en la parité homme-femme. Je crois en l’égalité des droits de tous les humains, bien qu’ils soient fondamentalement différents dans les rôles qu’ils ont à jouer dans la famille et dans la société. Je crois en un partenariat.

Celui où une femme et un homme, s’asseyent à la même table, partagent le même repas et décident ensemble au cours d’une consultation équilibrée de comment tenir leur foyer.

Ce qui déterminera la dynamique de leur échange, c’est la justesse des idées contributives et non la prétendue ascendance liée au sexe. Ce qui les renforcera, c’est leur capacité à s’unir autour de la décision prise ou à concéder, à tour de rôle, en cas de vision différente. En bref, chacun aura une part de responsabilité égale.

L’homme à lui seul ne pourra rien faire, la femme toute seule ne pourra tout faire. Mais, tous les deux, tels les ailes d’une colombe préparée à un long périple, ils pourront tout accomplir au nom de l’amour.

~0~

NathyK

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Article : Monument de la Renaissance Africaine : galeries
Culture
6
2 février 2013

Monument de la Renaissance Africaine : galeries

  • Le Monument de la Renaissance Africaine à Dakar, visite en images (double-cliquez sur les images que vous souhaitez agrandir) :

Message de S.E. Wade

Monument de la Renaissance
Plaque d'inauguration
Message de S.E. Wade
Salle des Rois d'Afrique
Salle de reception
Statuettes festives
  • Les tableaux retraçant l’histoire malheureuse du peuple noir :

Réminiscences de l'esclavage

Les défenseurs de l'Afrique
Les panafricanistes
La diaspora
La résistance spirituelle
L’exode forcée - Gorée
  • Les œuvres des artistes africains :

Masque africain

~0~

photos : NathyK ©

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Article : SENEGAL, Terre de la Téranga #2
Culture
7
2 février 2013

SENEGAL, Terre de la Téranga #2

Légumes du Thieuboudienne
Poisson et légumes du Thieuboudienne                                                           NathyK ©

Si vous avez raté le coche, grâce à ce lien vous pouvez acheter votre billet à destination de Dakar, la capitale du pays de la Téranga. Ce beau pays de l’Afrique de l’Ouest qui marie à merveille ses couleurs traditionnelles à la modernité.

4. Le Thieuboudienne, le Bissap et le café Touba

Dimanche soir, je suis dans un taxi roulant à vive allure. Nous nous dirigeons vers Niary Tally connu aussi sous le nom de Grand Dakar, quartier chaud de la capitale. Le taximan, un jeune-homme de la trentaine, petit, menu, noir, probablement un Toucouleur, sous son air jovial me lâche contre toute attente : « avoir une femme, c’est un problème ».

Jusque-là, je suis prête à lui accorder le bénéfice du doute en me disant que le type est peut être tombé sur « la mauvaise », une ndoss qui lui fait voir les « voirâtres » (entendez une dure-à-cuire). Puis il continue d’un coup : « avoir deux femmes, c’est difficile ». Là, je ne peux qu’acquiescer et avant que je ne finisse ma réflexion, il en vient à sa troisième déclaration : « avoir trois femmes, c’est très bien ». Alors là, je me dis, le gars a certainement perdu la tête.

Toujours sur un ton moqueur, il enchaine : « avoir quatre femmes, c’est ma-gni-fi-que » ! Toute ébahie, je lui demande : « comment ça » ? C’est alors qu’il me sort l’explication du siècle, tellement ça m’a fait rire : « Lundi, tu vas chez la première, elle te donne Thieuboudienne. Le jour suivant, la deuxième t’accueille avec poulet Yassa (sauce d’oignons, moutarde et citrons). Mercredi, ta troisième femme te sert le Mafé (sauce d’arachide). Le quatrième jour, la dernière t’apporte le Thiéré (couscous de mil). Voilà, la vie est belle » !

Puis il continue sur ces termes : « alors que quand tu n’as qu’une seule femme, tous les jours c’est Thieuboudienne, Thieuboudienne. Quand tu rentres à la maison, tu sais d’avance ce qui t’attend. Ça ne va pas ! Il n’y a pas de variété et je ne peux pas supporter ça. J’ai horreur de la monotonie ».

Je compatis avec et lui fais remarquer qu’il pourrait quand même se prendre une femme dynamique qui va changer les plats quotidiennement. Il me dit, déçu d’avance, que ce n’est pas possible car il est difficile de modifier les habitudes des sénégalaises.

Le Thieuboudienne ou riz au poisson est le plat magique du Sénégal. Ce met délicieux est fait de riz rouge (riz à la tomate concentré), de poisson, de légumes (carotte, choux, aubergine, gombos entier, poivron, manioc/patate, etc.), le tout relevé d’épices locales. On le sert généralement dans des grands plateaux ou même des bassines en fonction du nombre de personnes autour de la natte.

Il est vrai que les sénégalais en consomment répétitivement, jour après jour et je ne m’étais jamais rendu compte à quel point certains en étaient même gênés. Une autre m’a dit : « on mange mal au Sénégal parce qu’on ne varie pas assez nos plats. C’est toujours du riz et du riz ».

Est-ce un problème d’habitude ? Est-ce un problème de moyens ? Les denrées sont t’elles rares et chères ? La gastronomie sénégalaise n’est pas assez diversifiée (j’en doute) ? Ce constat concerne t’il la majorité de la population ? Seuls les sénégalais peuvent y répondre de façon adéquate.

Ce qui est sûr, c’est que même si c’était l’homme camerounais, habituellement monogame, mis à la place de ce chauffeur de taxi sénégalais, il aurait bien voulu se prendre quatre femmes pour les mêmes raisons. Les africains en général, ne badinent pas en matière de nourriture : ça doit être en grande quantité, varié et surtout goûteux !

Pour revenir sur mon fameux chauffeur de taxi, lors de ma descente, le brave type me lance tout enjoué : « n’oublie pas de dire à Monsieur d’en ajouter trois autres » ! Et nous nous séparons par un rire aux éclats.

Le jus de Bissap (jus d’oseille) est une boisson sucrée faite à base de fleurs d’hibiscus séchées. Il est généralement servi très frais avec du citron, de la menthe ou de la vanille, mixé au jus de baobab ou carrément nature. C’est tout aussi bon.

Récemment, j’ai appris que les « naturalistas » des cheveux, utilisent aussi les fleurs d’hibiscus en masque, en infusion de rinçage, ou en huile, pour leurs soins capillaires à cause de ses nombreuses propriétés.

Pour nos lecteurs camerounais, le Bissap est en fait notre Foléré national. Au Nord Cameroun, on consomme aussi l’oseille sous forme de sauce à servir avec du couscous de mil ou de mais. Les congolaises, en Afrique du Sud, m’ont fait découvrir de l’oseille (Ngai-ngai) préparée avec de la pâte d’arachide, du poisson fumé et accompagnée de plantains murs, de bâtons de manioc (Chikwangue) ou de Fufu (couscous de manioc).

Le succès de l’oseille ne fait pas que le tour de l’Afrique. Cette plante « passe-partout » s’exporte jusqu’en France ou aux États-Unis grâce aux entrepreneurs tels que Magatte Wade, multimillionnaire sénégalaise, qui fait boire du Bissap bio au américains.

Si le riz est très prisé par les dakarois à midi. C’est le Kossam ou lait caillé qui remporte la palme du repas du soir surtout chez les peuls. Il peut être consommé avec de la semoule de mil réalisant donc l’onctueux Thiakry ou encore Dégué, sous d’autres cieux.

Au Cameroun, cette recette est plus connue sous le nom de Dakéré. Ce dessert importé est très souvent au menu dans les restaurants camerounais, tant il est apprécié par nos consommateurs surtout les jeunes (élèves et étudiants).

Le lait caillé entre aussi dans la préparation du Laar. Plat à base de graines de mil bouillies souvent servi lors des baptêmes. En somme, le Kossam est un ingrédient incontournable au Sénégal.

Du matin au soir, les dakarois ne se lassent pas de boire du thé, parfois du thé à la menthe ou plutôt du café. Le café Touba, café très épicé au poivre de guinée, est souvent préparé au bord des rues et servi dans des petits verres spéciaux remplis à moitié, avec en plus de la mousse flottante, même le Capuccino n’y voit rien, ou simplement dans des gobelets en plastique.

Tellement, les dakarois aiment le café qu’ils n’hésitent pas à traverser la route, café en main, ou à s’agripper à la portière du bus d’une main, et de l’autre main tenir fermement la précieuse boisson toute fumante. Tellement, ils l’aiment que certains ne peuvent plus s’en passer sous peine de déclencher des céphalées mémorables.

Tellement, ils l’aiment que certains y ajoutent du citron. J’étais sceptique sur cette mixture étrange mais après y avoir goûté, je peux vous assurer que c’est très bon. Désormais, je préfère mon café avec du citron ! Eh Oui, les sénégalais m’ont colonisée ! 🙂

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NathyK

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Article : La plus haute statue du monde est à Dakar !
Culture
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12 janvier 2013

La plus haute statue du monde est à Dakar !

Monument de la Renaissance Africaine
Monument de la Renaissance Africaine, Dakar.                                                          NathyK ©

23 Décembre 2012, il est 18 heures 05. Nous sommes invités à visiter le Monument de la Renaissance Africaine situé à Ouakam, Dakar. Monument inauguré le 03 Avril 2010 par SE Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal en présence de plusieurs chefs d’états africains dont ceux du Benin, de la Guinée Équatoriale, des Comores et du Zimbabwe. Le représentant du chef de l’État de la République populaire démocratique de la Corée était également de la fête. Où était le Cameroun ? Quelqu’un m’a répondu que : le Cameroun était en Suisse. Fin de commentaires.

Ce monument est composé d’un homme, d’une femme et d’un enfant, le tout soutenu par un socle massif. Avec ses 52 mètres de hauteur, c’est à l’heure actuelle la statue la plus grande du monde devant la Statue de la Liberté à New York.

L’homme fort et puissant de par sa stature tient fermement sa femme par la taille et de l’autre bras porte vers le haut leur enfant qui pointe le doigt vers l’avant comme s’il désignait un point précis. Tous regardent dans une seule direction.

Nous pouvons remarquer que cette gigantesque statue de bronze et de cuivre représente des personnes au morphotype africain (les traits de visage négroïdes, les tresses de la femme, le pagne noué, le chapeau traditionnel de l’homme, la coiffure de l’enfant).

L’homme parait robuste, viril, protecteur tel un guerrier et la femme représente la fécondité, la force cachée de l’homme, son indéniable partenaire. La femme garde une main vers l’arrière comme si elle s’attachait encore à ses racines, sa culture. Quant à l’enfant, c’est l’espoir d’une famille, d’un peuple, le gage d’un avenir meilleur. « La jeunesse est le fer de lance de la Nation » avait déclaré le père du Cameroun à une certaine époque… Nous continuons d’y croire.

Leur position donne l’impression qu’ils ont vu quelque chose d’important vers lequel ils se dirigent outre le fait qu’ils émergent de quelque part. On dirait qu’ils sont donc en mouvement. Cet exode est un remaniement interne, un changement de conscience, de perception, un appel vers un vécu meilleur. Ceci est mon interprétation personnelle de la signification de cet édifice mais je pense qu’elle n’est pas loin de celle qui dit que cette famille symbolise « une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l’obscurantisme pour aller vers la lumière ». Je félicite l’architecte qui a su rallier l’image au message.

Pour d’amples détails techniques concernant de Monument, c’est par ici.

Nous avons pris plaisir à faire une visite complète de tous les étages accessibles au public. Nous avons donc été jusque dans le « chapeau de l’homme » qui représente le dernier étage. De là, on peut aisément voir le visage de la femme, et l’enfant de dos. Et bien sûr, on peut admirer d’une vue panoramique la ville. Plusieurs indicateurs lumineux sont installés tout autour du chapeau puisque le bâtiment est haut perché, il doit pouvoir être visible par le circuit aérien pour prévenir les accidents.

Nous prenons l’ascenseur pour descendre au 3e étage. Le 4e étant encore en voie d’aménagement. Nous visitons la salle des souverains d’Afrique. C’est dans cette salle qu’un guide nous explique l’historique et la symbolique du Monument.

Mais ce qui me frappe le plus c’est la présence de deux trônes sculptées dans du bois épais. C’est celui des rois et reines d’Afrique. Cela nous renvoie à l’Afrique traditionnelle dirigée par des souverains et un conseil de nobles. Un rappel que nous pouvons trouver notre voie à partir d’un modèle propre à nous qui permet d’avancer sereinement ensemble sans forcément faire une fracture avec notre culture et nos traditions. Ce symbole des chaises appelle, en tout cas, à la réflexion.

Nous apprécions au passage les chefs d’œuvre des artistes africains. Dans la salle dans laquelle Me A. Wade avait reçu les présidents du continent, sont exposées les sculptures des artistes du Ghana, du Mali et des toiles du Sénégal et d’ailleurs.

Nous retombons au 1er étage qui est chargé de photos historiques des grandes figures africaines y compris ceux de la diaspora (nos frères afro-américains), de l’histoire de la traite négrière, de l’émergence du panafricanisme… et d’une vidéo retraçant le début des travaux effectuées sur le site jusqu’à la réalisation de l’ensemble du bâtiment.

Ce tour complet m’aura coûté 3 000 francs cfa. Quelques soient les polémiques qui ont entourées la construction de cet édifice, je repars avec l’esprit édifié… souhaitant que les rêves se transforment en réalité, les ambitions en réalisations et les symboles en faits. Mais comment y arriver ? Ça c’est un autre chapitre, vous-mêmes vous savez.

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NathyK

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La Terre n'est qu'un seul Pays

Auteur·e

L'auteur: nathyk
Femme, Épouse, Mère, Citoyenne, Scientifique, Poète, Passionnée, Souriante, Spirituelle, Ouverte,..., et Gentille ! Nathalie Mbenda Kangami voit le jour un bel après-midi de 19 Mai à Douala - capitale économique du Pays des Crevettes. Au cours des années 2000, elle poursuit une formation de Médecine Générale à Antananarivo, Madagascar. Par la suite, elle s'installe avec sa famille à Johannesburg, Afrique du Sud. Après trois ans d'expérience sud-africaine dont six mois dans le Royaume du Swaziland, elle décide de s’envoler pour le Sénégal afin de poursuivre une spécialisation en Psychiatrie à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Pour cette passionnée de l’Afrique, du Monde et de ses cultures, la vie est une belle aventure qui s’égrène chaque jour avec passion, légèreté et humour.

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